15 juin 2021

Le 15 juin 2021. – Les soins de santé virtuels pourraient continuer de réduire le fardeau du système de santé et d’apporter des avantages aux patients et aux aidants bien après le retrait des mesures de santé publique liées à la COVID-19. Cœur + AVC s’est entretenue avec des experts, a analysé les données actuelles, a interrogé des personnes vivant avec une maladie du cœur ou ayant subi un AVC et a financé un sondage téléphonique auprès de la population. Elle en a tiré la conclusion suivante : les soins virtuels détiennent un grand potentiel et suscitent l’intérêt continu des patients.

Le recours aux soins de santé virtuels a considérablement augmenté au cours des 14 derniers mois. Ils ont permis aux patients de rester en contact avec les dispensateurs de soins alors que le système de santé était perturbé par la pandémie. Cette approche technologique n’est pas nouvelle, mais son utilisation a été fortement stimulée par la pandémie, notamment dans des contextes de prévention et de réadaptation, où elle était assez peu utilisée auparavant.

Dans le cadre d’une nouvelle enquête en ligne* menée par Cœur + AVC auprès de plus de 3 000 personnes ayant subi un AVC ou vivant avec une maladie cardiaque ou un déficit cognitif d’origine vasculaire, ainsi que de leurs aidants, plus de la moitié des répondants ont indiqué qu’ils souhaitaient continuer d’avoir des rendez-vous virtuels, même après la pandémie de COVID-19. Ce taux est en hausse par rapport à celui obtenu un an plus tôt dans le cadre d’une enquête comparable. L’enquête a également permis de faire les constatations suivantes :

  • Les rendez-vous virtuels étaient le plus souvent la seule option proposée pendant la pandémie.
  • Le nombre de personnes ayant participé à des rendez-vous virtuels a augmenté au cours de la dernière année, passant d’environ cinq personnes sur dix au début de la pandémie à environ huit sur dix au printemps 2021.
  • Plus de la moitié des répondants se sentent compétents ou très compétents en ce qui a trait à l’utilisation de la technologie requise.
  • Huit personnes sur dix confirment que les rendez-vous virtuels sont pratiques et qu’elles ont pu poser des questions et obtenir des réponses.
  • Neuf personnes sur dix ne s’inquiètent pas pour leur vie privée.

« Alors que nous préparons l’après-pandémie et que les mesures de santé publique commencent à être levées, les soins de santé virtuels resteront un outil efficace et efficient pour les patients, les professionnels de la santé et le système de santé », affirme Patrice Lindsay, directrice, Changements au sein du système de santé, Cœur + AVC. « Les soins de santé virtuels ne sont pas destinés à compléter ni à remplacer les consultations en personne, mais ils présentent un énorme potentiel pour fournir des soins de qualité aux personnes ayant subi un AVC ou vivant avec une maladie du cœur, ainsi que pour réduire le fardeau du système de santé, qu’il soit question de prévention, de soins de courte durée, de prise en charge des maladies, de réadaptation ou de soins de fin de vie. »

Des recherches ont montré qu’un diagnostic posé dans le cadre de soins de santé virtuels peut être exact jusqu’à 91 % pour un large éventail de maladies. Il a également été démontré que les soins de santé virtuels peuvent améliorer la prise en charge des patients atteints de maladies chroniques, notamment d’insuffisance cardiaque et de maladies coronariennes chroniques.

« Les soins virtuels sont une bénédiction. Ils me permettent de gagner du temps et d’économiser de l’énergie, puisque je n’ai pas à me préparer, prendre ma voiture ou marcher pour me rendre à mes rendez-vous. Les consultations virtuelles me permettent donc d’avoir plus d’énergie pour les autres activités de la journée et elles sont plus faciles à intégrer à mon horaire, puisque je reste à la maison », affirme Céline Bédard, 48 ans. Résidente de Gatineau et mère de cinq enfants, Céline a subi un AVC le 4 mars 2020.

Les soins de santé virtuels ont permis de réduire les temps d’attente et, selon des études préliminaires, d’améliorer l’assiduité des patients. Les rendez-vous virtuels peuvent être pris rapidement, ils simplifient la tâche pour les personnes ayant des problèmes de mobilité ou n’ayant pas accès à des moyens de transport, et ils permettent d’inclure plus facilement les aidants dans le processus de consultation. De plus, ils génèrent moins de déplacements, moins d’heures de travail perdues, moins de frais de garde d’enfants et moins de dépenses liées au transport et au stationnement, entre autres, que les rendez-vous en personne.

Les soins virtuels sont un moyen de combattre les inégalités

 « Les soins virtuels offrent de nouvelles possibilités d’accès aux soins, en particulier pour les personnes vivant dans des communautés mal desservies, explique la Dre Inderveer Mahal, médecin de famille à Vancouver. Dans les régions éloignées et nordiques, notamment celles où vivent des communautés autochtones, la mise en œuvre des soins virtuels a le potentiel de réduire les inégalités en matière de santé en aidant les gens à obtenir un éventail de services de santé sans quitter leur communauté. Avec l’aide des travailleurs de proximité, les personnes qui vivent dans des refuges ou des tentes peuvent en fait plus facilement assister à des rendez-vous virtuels – à condition qu’on leur fournisse la technologie et l’espace sûr nécessaires. Les soins virtuels nous aident à fournir des soins de santé à tous les Canadiens. »

Il reste encore beaucoup à faire pour que le potentiel des soins de santé virtuels soit pleinement exploité et pour que chacun, dans tout le pays, puisse y accéder et en bénéficier de manière égale. Certains groupes continuent de rencontrer des difficultés dans l’obtention des services de soins de santé, y compris les soins de santé virtuels. Il s’agit notamment des personnes âgées, des personnes à faible revenu, des communautés nordiques ou éloignées, des nouveaux arrivants, des peuples autochtones, des personnes handicapées, des sans-abri et des personnes ayant un faible niveau de littératie. Pour d’autres, notamment les personnes âgées et celles qui maîtrisent mal les outils technologiques, l’utilisation de la technologie peut s’avérer difficile.

Selon un récent sondage d’opinion publique**, plus de sept Canadiens sur dix souhaitent que leur gouvernement provincial fournisse des fonds pour améliorer l’accès aux soins de santé virtuels pour les groupes désavantagés à cet égard. De plus, huit Canadiens sur dix souhaitent que leur gouvernement provincial investisse dans la formation des professionnels de la santé et des patients en matière de soins de santé virtuels.

« Pendant qu’a lieu la planification de l’avenir des soins de santé, Cœur + AVC s’engage à travailler avec les administrateurs des systèmes de santé, les gouvernements et d’autres partenaires afin de s’assurer que les soins de santé virtuels continuent sur leur lancée et soient intégrés dans le système de santé d’une manière équitable et centrée sur la personne », affirme Mme Lindsay.

* Cœur + AVC a réalisé deux enquêtes en ligne auprès de personnes ayant subi un AVC ou vivant avec une maladie cardiaque ou un déficit cognitif d’origine vasculaire, et de leurs aidants. La première enquête s’est déroulée du 8 au 31 mai 2020 avec un total de 1 186 répondants, tandis que la seconde s’est déroulée du 23 mars au 26 avril 2021 avec un total de 3 016 répondants.

** Sondage téléphonique réalisé par Sentis Research auprès de 2 233 Canadiens entre le 6 et le 14 avril 2021.

 

À propos de Cœur + AVC

La vie. Ne passez pas à côté. C’est pour cette raison que Cœur + AVC cherche à combattre les maladies du cœur et l’AVC. Nous devons propulser les prochaines découvertes médicales afin que les gens au pays ne passent pas à côté de moments précieux. Ensemble, nous travaillons à prévenir les maladies, à sauver des vies et à promouvoir le rétablissement grâce à la recherche, à la promotion de la santé et aux politiques publiques.

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